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La Winery
En Bordelais, quand le vin devient un jeu
Etes-vous plutôt « gourmand ascendant esthète »
ou « musclé ascendant explorateur»?Sivous
désirez découvrir votre « signe œnologique »,
direction la Winery, unique centre
culturalo-gourmand en France, posé à la lisière
du vignoble médocain. Là, au cœur d’un parc peuplé
d’œuvres d’art contemporain (les Ailes de la terre,
notre photo) un mobile haut de 15 mètres, de Shingu,
un bâtiment au design révolutionnaire,
tout de métal et de verre, accueille un restaurant,
une boutique riche de plus de 2 000 références
et un espace «ludo-vinicole ». Au terme d’un
spectacle interactif d’une heure, où un animateur
initie les impétrants à l’art de la dégustation, chacun
repart avec la définition de son « signe œnologique »,
une photographie précise de ses goûts concernant
la dive bouteille et des terroirs qui combleront son
palais. Le concept ? Elémentaire et savoureux. Vous
goûtez six vins dont chacun présente des typicités
très fortes en matière de fruit, de bois. Vous donnez
un avis sur chacun des nectars goûtés via un boîtier
numérique relié à un logiciel qui déduit votre signe.
Par exemple, si vous aimez les vins très intenses
et charpentés, vous serez « musclé ». L’intérêt ?
Outre le côté gourmand et convivial de l’aventure,
vous ne pouvez plus désormais vous tromper
dans vos achats de vin. L’appétit ouvert par cette
dégustation et après quelques pas au bord du lac,
entre animaux géants de Willam Sweetlove (chef
de file du mouvement cracking art) et bronzes
de Ian Fabre, il est temps de mettre à l’épreuve
vos nouvelles connaissances au Wy, le bistrot,
gourmand et inventif d’Olivier Garnier, un transfuge
du Crillon. Les nourritures traditionnelles du
Sud-Ouest chahutées par un chef anticonformiste
dessinent une carte à la fois classique et insolente
où le caviar coiffe un consommé froid de chou-fleur
et le poivron se sert confit en dessert… Le soir,
enfin, à la fois repu et cultivé, vous goûterez la paix
silencieuse des vignes dans l’hôtel voisin,
Golf &Spa du Médoc.
Forfait comprenant une nuit à l’Hôtel Golf & Spa du Médoc
(4-étoiles), un dîner, un soin au spa ou un green fee, visite
guidée de la Winery, spectacle du « Signe œnologique »,
déjeuner au Wy. 199 € par personne.
Réservations : 05 56 390 490.
GUIDE
POUR LA BONNE BOUCHE...
Rodolphe Cellier
Grande Roche
La vie de château en Afrique du Sud
Parmi les vignobles sud-africains, océan vert
dominé par des plateaux couleur or et frangé
d’un océan qu’on dit indien, se dresse
un château, domaine viticole plusieurs fois
centenaire, transformé en hôtel de charme
et en table de haute volée – sans doute une
des meilleures du continent africain. L’histoire de
Grande Roche débute en 1717, lorsqu’Hermanus
Bosman décide d’implanter un vignoble, en cette
riche vallée de Paarl, tout près du Cap, et y érige,
dans le style « Cape Dutch », un manoir cossu.
Transformé dans les années 1920 dans un esprit
plus victorien, le château Grande Roche subit en
1990 une rénovation qui lui rendit son caractère
initial, ses murs chaulés, ses façades découpées
qui évoquent les béguinages flamands et lui
permit d’être classé monument historique. Un tel
bâtiment, devenu hôtel, ne pouvait se contenter
d’un standing moyen. Le propos des propriétaires
fut donc de créer le plus beau et le plus
gourmand des hôtels sud-africains. Mission
accomplie avec l’obtention de deux macarons
Michelin pour la table du restaurant
gastronomique, ainsi qu’une affiliation aux Relais
et Châteaux pour l’établissement. Au piano,
le chef, Frank Zlomke, compose une cuisine de
facture très classique avec une précision
remarquable. Mais ici, les vraies vedettes
demeurent les vins : la cave de l’hôtel recèle des
milliers de bouteilles précieuses dont quelques
rarissimes crus sud-africains de grand âge. Pour
les aficionados de la dive bouteille, des courts
séjours « Just Winelands ! » combinent des cours
d’œnologie et de dégustation avec des visites
privées de châteaux alentour, les meilleurs
du vignoble local, accompagné par un guide
spécialiste. Enfin, ce sont les winemakers du cru
qui font découvrir aux bienheureux « stagiaires »
du château Grande Roche leurs dernières
créations. Une chance rarissime.
Hôtel Grande Roche : à partir de 184 € la nuit en chambre
double et 237 € la nuit en appartement,
petits-déjeuners compris. Bosman’s Restaurant : menus
à la carte à partir de 78 €. Formule « Séjour culinaire
au Relais Gourmand » pour 2 personnes : à partir
de 437 €. Formule « Just Winelands!»àpartir de 630 €.
www.relaischateaux.com, tél. : 0 825 32 32 32.
DR
Maïa
Un goût de paradis aux Seychelles
Jusqu’à aujourd’hui, les Seychelles se prévalaient,
avec raison, de recéler les plus belles plages
du monde. En revanche, côté tables, mis à part
quelques sympathiques restaurants de cuisine
créole traditionnelle à Victoria, cet archipel
de paradis n’était pas loin du purgatoire
des gastronomes. Ces îles de rêve accueillent, enfin,
une table de qualité, au Maïa, formidable
boutique-hôtel posée sur la baie d’anse Louis sur
Mahé, l’île principale. Le concept est simple. L’hôtel,
le service, la gastronomie doivent être à la hauteur
du site : fabuleux. Pour l’hôtel, quelques vastes villas
somptueuses bénéficient chacune d’un bassin
dominant la plage, un majordome aux petits soins,
choisi avec attention selon la personnalité
de chaque hôte. Mais le vrai exploit
sous ces cieux et ces climats tropicaux est d’avoir
créé, loin de toute production de qualité
(mis à part la pêche), une table exigeante,
créative, plaisante sans jamais verser
dans la facilité ni les effets de manche.
À la tête de la brigade, André Chiang,
un géant au cœur tendre et à la poésie à fleur de
doigts. D’origine taïwanaise, le jeune chef de 31 ans a
fait ses classes au Louis XV à Monaco, puis chez
Hélène Darroze à Paris, avant de se mettre dans
la roue des frères Pourcel au Jardin des Sens à
Montpellier puis à Shangaï. Un parcours qui a donné
à Chiang le goût des défis et des métissages – mais
dans la précision, le respect du produit, sans jamais
tomber dans la caricature de la cuisine fusion à la
mode. Goûtez le tian de Saint-Jacques et caviar
osciètre accompagné d’une délicate pomme rate en
robe des champs, relevée de poivre de Sichuan. C’est
modeste, délicieux et parfait. Tout comme cette
émulsion à la vanille des Seychelles et sa mousse au
chocolat amer, signée du chef pâtissier Arnaud Tual
formé au Grand Véfour puis également, comme son
comparse, chez Jacques et Laurent Pourcel.
Une démonstration parfaite et une promesse
d’excellence tenue pour le Maïa, actuellement l’hôtel
le plus ambitieux et le plus pointu de l’océan Indien.
À partir de 4 436 € par personne pour un séjour
de 7 jours/5 nuits en Villa Ocean View au Maïa Hôtel 5-étoiles luxe
avec petits-déjeuners, vols, transferts.
www.directours.com, tél. : 01 45 62 62 62.
É. K. et C. L.
53 MARDI 23 OCTOBRE 2007
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