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GUIDE
L’aventure avec ses enfants
Disney, la magie
en son royaume
Pour son quinzième anniversaire, Disneyland Paris
propose un voyage entre poésie et maestria technique.
AU DÉBUT, il faut bien l’avouer, on y est
allé à reculons. On avait beau avoir gardé
son âme d’enfant, la perspective de passer
un week-end au pays merveilleux de
Mickey vous donnait des envies furieuses
de fausser compagnie à toute la petite famille en gare
RER de Chessy-Marne-la-Vallée. Et de s’enfuir, seule
et indigne, à travers les champs de betteraves alentours.
Mais est-ce un ultime sursaut de l’instinct
maternel ou bien le regard humide du petit dernier
serrant dans ses bras une peluche de Stitch (un ignoble
alien bleu aux dents acérées) ?
Finalement, on a choisi le côté lumineux de la force et
on est resté. De toute façon, la gare « Parc Disneyland
» était la dernière de la ligne A. Plus le choix.
Comme Alice coursant son lapin énervé, on ne pouvait
que se jeter, tête la première, au terminus du pays
des rêves.
Première impression et première surprise, le décor.
Beau. Coloré, léché, animé, aussi fleuri qu’un Versailles
à hauteur d’enfant. Le château de la Belle au
bois dormant, le bateau de Peter Pan, les canyons du
grand Ouest américain… une suite de décors où la
poésie le dispute à la maestria technique. Deuxième
surprise, la diversité des attractions : du manège des
poupées couleurs pastel (Small world) aux roller
coaster emportant les adolescents à train d’enfer aux
portes de l’évanouissement (Space Mountain ou le
dernier Crush’s Coaster), il y en a pour tous, de la tendre
enfance à l’âge bête.
Troisième surprise : la formidable offre hôtelière du
quatre au deux-étoiles (dont l’Hôtel Disney, véritable
palace) où chaque établissement propose un thème
ludique et des animations. Enfin, le très censé M. Walt
a bien compris que l’on pouvait traîner sa troupe à
Frontierland, hurler à l’unisson dans le Train de la
mine (montagnes russes soft) sans pour autant pousser
l’abnégation jusqu’à avaler des hamburgers mal
dégelés. Ça tombe bien : entre une honnête cuisine
de bistrot à l’Auberge de Cendrillon, une assiette gentiment
exotique dans la cambuse de Jack Sparrow (le
Blue Lagoon) et une table gourmande de haute volée
à l’hôtel Disney, les parents gastronomes – même s’ils
ont quitté leurs culottes courtes depuis une bonne
trentaine d’années – arrivent à communier dans la
magie de Disney.
Céline LIS
Jusqu’au 4 novembre, le parc Disneyland
fête Halloween (soirée spéciale le 31 octobre).
Opération « séjour gratuit pour les moins de 7 ans ».
Réservation : www.disneylandresortparis.fr
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MARDI 23 OCTOBRE 2007 42
GUIDE